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Etape 5 : Papeete

Ca y est, nous revoilà à Los Angeles à attendre la correspondance pour Paris, avant notre dernier vol pour Toulouse. Sur Papeete, à notre grande déception, il n’y a pas grand-chose à raconter. Nous sommes restés coincés à Rangiroa sous la pluie jeudi jusqu’en fin d’après-midi, et croyez-moi sur un atoll, quand il pleut et qu’il vente, y’a pas grand-chose à faire.

A cause du cyclone, Air Tahiti avait envoyé tous ses avions aux Iles Marquises, soit à 4h de vol au nord-est de l’île de Tahiti, soit le plus loin possible du passage d’Oli. Le jeudi, une fois l’alerte rouge levée ils sont tous revenus à Papeete en ramassant les passagers coincés dans les diverses îles et atolls. Nous avons eu un vol jeudi vers 17h, qui faisait escale dans un autre atoll avant de rejoindre la capitale. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’avec les restes de vents les différents décollages et atterrissages ont été pour le moins sportifs ! On était bien contents de sortir de là et de mettre pied à terre une fois de retour à Papeete.

Quand nous sommes arrivés il était 19h30 et il faisait nuit depuis déjà une bonne heure et demie. Une navette de l’agence de voyage par laquelle nous sommes passés nous a déposés à notre hôtel, un petit 2 étoiles glauque à souhait en centre ville. Dans un quartier également super glauque. Du peu qu’on a vu de Papeete ce soir-là et le lendemain matin en repartant vers l’aéroport, ça ne ressemblait pas vraiment à une jolie ville pleine de charme. Notre plus grande déception fut de ne pas pouvoir aller au marché, le lieu paraît-il le plus intéressant de la ville, où j’avais prévu de faire le plein de tissus pour la boutique et où Chilli Rain aurait bien aimé acheter un ukulele. Nous sommes juste passés devant ce matin avec la navette pour l’aéroport et ça avait l’air grand et vraiment sympa.

Notre vol pour Los Angeles partait à 8h20 et à l’aéroport nous avons croisé un couple qui a passé quelques jours dans la même pension que nous à Rangiroa. A cause du cyclone, ils ont écourté leur séjour pour rentrer un jour plus tôt et ne pas risquer de se retrouver coincés comme ça nous est arrivé. Ils nous ont dit que si nous avions pu rentrer à Papeete mercredi soir comme c’était prévu au départ nous n’aurions pas vu grand-chose : à cause de l’alerte rouge tous les commerces de la ville sont restés fermés toute la journée de jeudi, et les touristes étaient confinés dans leur hôtel du mercredi soir 18h jusqu’à la fin de l’alerte dans le courant du lendemain. Si on était descendus au Sofitel « comme tout le monde », pourquoi pas, mais dans notre hôtel super glauque à la clim défectueuse… bof bof.

Le voyage a très bien commencé mais la fin nous a laissés… sur notre faim, sans vouloir faire de mauvais jeu de mot. Nous sommes donc plutôt contents de rentrer, et contents aussi d’avoir profité à fond de notre bout de paradis avant qu’un cyclone vienne gâcher un peu notre plaisir. Le côté positif, c’est qu’en étant contents de rentrer on risque moins de déprimer après être rentrés. Le plus dur sera de se remettre du décalage horaire.

Nous vous raconterons plus tard tous les bonus et autres anecdotes que nous n’avons pas pu vous narrer en temps réel. A très vite !

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